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rouge

Lettre d’information n°28
Février 2020

Edito

voeux 2020
Un fil rouge dont nous souhaitons qu'il tisse de beaux projets,
de belles rencontres pour chacun de nos lecteurs...

Et toujours, pour s'abonner à la Navette, un simple clic ici

Revue de presse

Ouest France, 24 janvier 2020
F 24 01 20
Courrier de l'Ouest, 8 janvier 2020
CO 08 01 20
Courrier de l'Ouest, 6 janvier 2020
CO 06 01 2020
Revue Anjou et vous n°3
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D'un musée à l'autre...

L'association MC2 du Musée d'Art et d'Histoire
et l'association AMTM du Musée du Textile et de la Mode
ont souhaité collaborer pour ouvrir aux adhérents de ces 2 entités les voyages et sorties organisés de part et d'autre...
Ainsi, vous avez la possibilité de vous inscrire à la visite guidée de MC2 :
"de l'Art Moderne à l'Art Contemporain" au Musée d'Arts de Nantes
du 8 février 2020.
Rendez-vous à 12h15 au Parking Glisséo pour départ en car (retour vers 19h)
Inscription avant le 30 janvier, 30 € par personne
Réservation par mail : telyab1@gmail.com
au fil du textile (2)
(5) Ce mois-ci, deux fibres textiles parmi les plus anciennes...
L'une très connue : le coton, l'autre beaucoup moins : la ramie

Le coton

La plus connue des fibres est sans aucun doute le coton. Cette fibre végétale entoure les graines de cotonniers, c’est la fibre textile la plus utilisée depuis des millénaires, on pense que son utilisation remonte à plus de 12.000 ans avant J.-C.. notamment en Égypte. Les archéologues ont retrouvé des fragments de cette fibre datant d'il y a environ 7000 ans au Mexique et l’on sait, d’après des textes anciens, que le cotonnier est cultivé en Inde depuis plus de 3000 ans.
Il est cultivé en Afrique subsaharienne, aux États-Unis, en Inde, en République populaire de Chine ainsi qu'en Égypte, Ouzbékistan, Pakistan, Syrie.
L'industrie cotonnière s’est développée en Europe à partir du XIVe s. et a fait l’objet d’un commerce florissant à Barcelone ainsi qu’à Bruges et Gand.
La Compagnie Française des Indes, fondée en
1664, importait des "indiennes", des étoffes de coton peintes très en vogue à l’époque.
Dès le début du XVIIe s., la culture des cotonniers s’est aussi développée en Amérique, dans des plantations où une main-d'œuvre bon marché était fournie par l'esclavage des noirs.
Et rapidement, l'industrie cotonnière prend son essor : en 1764, l’inventeur anglais James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux : la Spinning Jenny. Une machine à peigner et à filer a ensuite été mise au point par un autre Anglais, Richard Arkwright et c'est en 1799 que Samuel Crompton fait la synthèse de ces deux inventions et créé le Mule, une machine dont la productivité était 40 fois plus élevée que celle du rouet ! Pour faciliter la séparation de la fibre et de la graine après récolte des capsules du cotonnier, Eli Whitney invente la première égreneuse mécanique à la fin du XVIIIe s. Enfin, au début du XIXe s., le lyonnais Joseph Jacquard invente l'un des premiers métiers à tisser automatiques fonctionnant grâce à de grandes cartes perforées. Une autre révolution!

La culture du cotonnier s'effectue en plusieurs étapes, dont l'une, indispensable, est le « défanage » des plants : un herbicide fait tomber les feuilles afin de faciliter la récolte. Les cultivateurs des États-Unis ont longtemps utilisé et utilisent encore une grande quantité de pesticides
contenant de l'arsenic pour lutter contre les parasites du cotonnier, ce qui a contribué à une pollution et une dégradation croissante des sols dans les régions de grande culture (Louisiane par exemple). Les producteurs de coton bio n'utilisent pas ces produits, mais ont une production moindre et plus coûteuse en main d'œuvre.
Les fibres de coton subissent un premier battage destiné à retirer une partie des poussières et des corps étrangers et un triage, avant d’être pressées en balles pour être plus faciles à transporter vers les ateliers de filature.
Le coton dispose de multiples qualités : doux, absorbant, perméable à l’air, souple et confortable, sain, hypoallergénique... et économique! Il a cependant l'inconvénient de rétrécir, se ternir à l’usage, se froisser, se déchirer et rester peu isolant.

La ramie

La ramie ou ortie de Chine est une plante textile de la famille des orties utilisée pour la production artisanale de tissu. Cette plante pousse très facilement et rapidement. Elle peut être récoltée jusqu'à 6 fois par an! Originaire d'Extrême-Orient, elle est exploitée depuis environ 6000 ans, ce qui en fait l'une des plus anciennes plantes utilisées comme fibre textile.
Aujourd'hui, cette plante, dont le nom scientifique est Boehmeria nivea est principalement cultivée en Extrême-Orient (Chine, Philippines, Corée du Sud et Thaïlande) en Inde et en Amérique (Brésil, Etats-Unis). Les fibres extraites des tiges de la ramie sont constituées d’une cellulose de très bonne qualité et permettent de confectionner des tissus très résistants et soyeux (qui lui ont valu le surnom de soie végétale) prisés par les créateurs de vêtements de luxe.
Les Chinois utilisent la ramie comme fibre textile depuis des siècles. En Europe, cette fibre végétale sert à fabriquer des étamines (des toiles très fines), du fil de couture industriel, des filets de pêche et des tissus pour l'ameublement et est généralement mélangée à d'autres fibres naturelles pour la confection de vêtements.
En raison de leur grande solidité et leur aspect brillant, les fibres de ramie entrent en faible proportion dans la fabrication du papier monnaie pour la Banque de France depuis la fin du XIXe s. et sont aussi utilisées pour fabriquer du papier à cigarettes!

Dans une prochaine rubrique,
nous parlerons de chanvre, de lin, de sisal et de jute...
C'est sur les fibres de l'une de ces plantes - utilisée pour faire du papier -
que la première Bible de Gutenberg aurait été imprimée...
De quelle plante s'agit-il ?
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Pour ne manquer aucun rendez-vous de septembre à février 2020, le nouveau programme des Musées de Cholet est disponible en téléchargement.
Nous pouvons aussi vous l’envoyer par voie postale, sur simple demande
Télécharger le programme
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Agenda

Samedi 1er février à 15h
Visite guidée :
le mouchoir dans tous ses états.
Il peut être de travail, de mariage, de communion... le mouchoir a de multiples usages, de multiples appellations, que vous découvrirez lors de cette visite...

Dimanche 3 février de 15h à 16h30
Dimanche en famille :
fabrication de tawashi
éponge en textile de récupération
à partir de 7 ans
Infos et réservation
au 02 72 77 22 50

Samedi 29 février à 15h
La confection dans le choletais
Souvent présenté comme l'activité ayant succédé au tissage dans le Choletais des années 1960, la confection choletaise s'inscrit plutôt dans une douce transition, à découvrir tout au long de cette visite
Infos au 02 72 77 22 50
Entrée gratuite

Jeudi 20 et 27 février
de 10h à 12h pour les 6/8 ans
de 14h30 à 16h30 pour les 9/12 ans
Vendredi 28 février
de 14h à 17h, pour les ados
à partir de 12 ans
Atelier-vacances, en mode couture :
Bouts de tissu, fil, perles, plumes... tout un évential de fournitures travaillées sous l'oeil expert de Cécile Couprie et transformées en créations textiles
Inscription obligatoire
à partir du 6 février
nombre de places limité,
3 € par atelier
Infos et réservation : 02 72 77 23 22
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Possibilité de visite guidée tous les dimanches à 15h.

Pour rappel :

L’adhésion à notre association (15 € pour individuel ou 25 € tarif couple) offre
l'entrée dans les deux musées de Cholet, une réduction de 20 % sur les articles textiles de la boutique du Musée du Textile et de la Mode ainsi qu'un exemplaire
de la revue annuelle "De fil en aiguille".
Pour adhérer c'est ici
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Horaires d'ouverture et tarifs
du Musée du Textile et de la Mode
de Cholet ici
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