Le Musée du Textile

 

Un musée dans une blanchisserie

Site pilote en matière de réhabilitation du patrimoine industriel, le Musée du Textile a suscité lors de sa création un grand intérêt et une reconnaissance nationale et européenne. Il est inauguré en 1995.

Lieu de cristallisation d’un passé glorieux, le musée a contribué à la reconnaissance d’une Histoire industrielle du Choletais. L’architecture de l’ancienne blanchisserie fait du site du musée un lieu magique et unique. Le musée du Textile est membre de la Fédération des Ecomusées et Musées de Société.

En 2002, le Musée du Textile obtient le label « Musée de France ».

Le parcours situé à l’intérieur de l’ancienne blanchisserie de la Rivière Sauvageau, dévoile les étapes de la fabrication du tissu : de la fibre au fil, du fil au tissage ainsi que le blanchiment des toiles achevées. Dans la salle d’histoire, le visiteur découvre l’histoire du textile choletais et les conditions du travail ouvrier au XIXème siècle.

 
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Salle des cuves

Salle-des-fibres

Salle des fibres

 
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Les démonstrations de tissage :

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Dans le hall d’accueil, on peut assister à des démonstrations de tissage sur des métiers à tisser mécaniques restaurés et datant de 1910 à 1970. Elles permettent de découvrir l’évolution des techniques de tissage du métier à bras au métiers mécanique.

Métier à tisser de 1910 dans le hall d’accueil
© Ville de Cholet

 

Le jardin :

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Le jardin des plantes textiles et tinctoriales est, en période de floraison, un lieu de découverte de la fabrication des fibres et de la teinture.

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Le tissage du Mouchoir rouge :

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L’atelier de tissage, installé dans la salle des sèches, permet par la production de l’emblématique mouchoir rouge de perpétuer le patrimoine de la région.

 

Les expositions temporaires :

Principales expositions ayant eu lieu au Musée du Textile de Cholet depuis 2001
(pour les expositions antérieures, merci de nous consulter)

Archéologie et autoroute A87 (du 3 mars au 7 mai 2001) A l’occasion des fouilles archéologiques liées à la construction de l’autoroute A87, des panneaux, des objets, des maquettes nous replongent dans notre passé.

Jocondissima, Joconde en folie (du 14 juillet au 28 octobre 2001) L’image de Mona Lisa est reproduite en série sur des objets destinés à un usage quotidien, privé : vêtements, articles de bain, arts de la table… Une invitation, dans un sourire, à s’étonner et à réfléchir

Victor Hugo (du 2 mars au 31 décembre 2002) A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, un parcours autour du travail ouvrier et du combat social a été mis en place.

Lucy Orta Connector IX Village mobile (du 15 mars au 2 septembre 2002) Le Musée du Textile a accueilli les travaux des élèves du Lycée de la mode réalisés lors de la résidence de Lucy Orta en février 2001. A mi-chemin entre art et stylisme, elle a su captiver ces futurs créateurs qui rebondissent sur la thématique du lien social que Lucy Orta développe depuis 1991.

B’habillages (du 15 juin au 10 novembre 2002) Cette exposition a montré le rôle joué par l’industrie du textile Choletais dans la mode vestimentaire des nouveaux nés et des jeunes enfants au fil des âges.

La ronde des métiers de Monsieur Trovic (du 25 janvier au 23 mars 2003 et du 15 juin au 21 septembre 2003) Jacques Trovic est un artiste du Nord. Ses grandes tapisseries-patchworks narratives à mi-chemin entre l’art brut et l’art naïf, décrivent son univers quotidien.

Exercice de style (du 27 avril au 1er juin 2003) En collaboration avec le styliste Christian Tournafol, les étudiants du Lycée de la mode ont exposé leurs créations. Cette exposition a été l’occasion d’une introspection sous la forme de recherches textiles, de recherches stylistiques et d’une réalisation finale sous une forme vestimentaire.

Martha Le Parc, artiste ou artisane ? 1992-2003 (du 15 novembre 2003 au 15 mars 2004) Cette exposition, réalisée par le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne, présente une rétrospective de l’œuvre de l’artiste Martha Le Parc, dont les tapisseries, inspirées de l’esthétique du Bauhaus et de l’abstraction géométrique font découvrir une autre voie de l’art art textile contemporain.

Rabia Çapa, robes d’artistes (du 5 juin 2004 au 15 décembre 2004) Dans sa galerie d’Istanbul, Rabia Çapa expose l’avant-garde de l’art contemporain. A chacun de ces artistes, elle demande de réaliser une robe qu’elle portera uniquement le jour du vernissage de l’exposition dans sa galerie. Parallèlement à l’exposition des œuvres des artistes fétiches de Rabia au Musée d’Art et d’Histoire de Cholet, le Musée du Textile présente ces tenues mises en scène dans la surprenante architecture de la salle des cuves de la blanchisserie.

Eva Demarelatrous, jardin de robes (du 12 juin au 18 septembre 2004) Artiste vendéenne, Eva Demarelatrous interroge le corps de la femme, la sensualité et l’érotisme dans des « sculptures vestimentaires » en détournant d’une manière originale des matériaux inattendus.

Joël Andrianomearisoa et les étudiants du Lycée de la mode de Cholet (du 15 avril au 8 mai 2005) Joël Andrianomearisoa, designer, architecte et artiste conceptuel, a invité les élèves du Lycée de la mode à sortir de la simple créationde vêtement pour les interroger sur le rapport entre l’humain et son territoire. En découlent quatorze projets design installés dans la ville et présentés au Musée du Textile.

Fanny Viollet, dits et fabulettes (du 11 juin au 18 septembre 2005) Restée longtemps méconnue, l’œuvre de Fanny Viollet explore l’univers des travaux féminins comme évocation d’une mémoire du quotidien. Fanny Viollet brode des histoires, explore les mots, détourne les images et relie les destinées. C’est une rétrospective de vingt-cinq ans de carrière de cette conteuse par le fil que présente aujourd’hui le Musée du Textile.

Impressionnantes impressions : l’impression textile d’hier et de demain (du 10 au 16 octobre 2005) En lien avec le Lycée de la mode de Cholet ; l’IFTH, emode, le Cnam, la région des Pays-de-Loire et Terre et science, cette manifestation met l’accent sur l’innovation en matière d’impression en présentant les impressions d’hier et celles d’aujourd’hui. Cette manifestation est accompagnée d’animations, dans le cadre de la fête de la science, permettant de faire découvrir au plus grand nombre une dynamique créative du Choletais.

Small Couture (I) : La révolution Trotinnette (1980-1997) (du 18 novembre 2005 au 19 février 2006) Marque créée dans les années 1980 par le styliste Jean-Pierre Bretaudeau, Trotinette a laissé une empreinte dans la mode enfantine de cette époque. Le musée du Textile présente lors de cette exposition une rétrospective des collections Trotinnette inspirées d’événements contemporains, références à des grands noms de l’histoire de l’art, empreintes d’humour décalé ou lieux d’expression pour des artistes contemporains. Vêtements inventifs dans leur coupe, conception et matériaux utilisés, les vêtements de Jean-Pierre Bretaudeau sont toujours conçus dans les règles du prêt-à-porter haut de gamme.


Philippe Guesdon, séquences textiles (du 20 mai au 17 septembre 2006) Artiste peintre, Philippe Guesdon est fasciné par les textiles, dentelles et détails de motifs imprimés et tissés. Transformant l’iconographie classique, il se réapproprie les toiles de maîtres et invente, en créant son propre style, une autre expression picturale entre arts textiles et peinture. L’exposition présentée au musée du Textile, en partenariat avec d’autres musées textiles, est une exploration de collections patrimoniales textiles. Philippe Guesdon se fait alors le fil rouge de musées liés au textile mais éloignés géographiquement.

Small Couture 2 : Modéle Enfant (du 18 novembre 2006 au 25 mars 2007) Depuis 1902, la boutique « Au bon coin » de St Etienne (42) habille les enfants de la bourgeoisie stéphanoise et est spécialisée dans la confection et le prêt-à-porter haut de gamme. En 2003, la boutique ferme et dévoile son stock d’invendus en parfait état de conservation. La ville de Cholet se fait alors l’acquéreur, pour le musée du Textile, de vêtements et accessoires destinés aux enfants et aux adolescents, datant de 1900 à 1960. Cette collection, présentée au musée du Textile, offre un panorama de l’évolution stylistique des vêtements d’enfants bourgeois au XXème siècle et permet de comprendre l’évolution de la place accordée aux enfants dans la société du début du XXème siècle.

Aude Franjou, fibrescences (du 19 mai au 16 septembre 2007) Formée à la tapisserie de haute et basse lisse à l'École d'Arts Appliqués Duperré, Aude Franjou a mené des recherches sur les écorces et les fibres naturelles. La découverte des ressources étonnantes du chanvre, qui absorbe l’eau, se rétracte, se solidifie et reste malléable, l’a fait se tourner vers la sculpture.
Aujourd’hui, elle sculpte cette matière vivante qu’est le chanvre. Aude Franjou s’enracine dans les lieux où elle expose. Ses créations investissent l’espace tel un lierre se déploie sur les murs d’une maison.

La mode fait son cinéma (du 15 décembre 2007 au 30 janvier 2008) : exposition d'une douzaine de robes ayant marquées l’histoire du costume de cinéma.

Frédérique Petit, Ballades…(du 17 mai au 12 octobre 2008) Exposition d'art textile contemporain Artiste textile, Frédérique Petit explore les relations entre un lieu et les histoires qu'il raconte. La mémoire des objets hante ses œuvres tissées, interstices par lesquels on peut deviner un détail de la vie de ce lieu. De l'infiniment petit qu'elle explore, les détails prennent une dimension macroscopique qui éveille les sens et rappelle nos souvenirs. Frédérique Petit nous invite à une déambulation contemplative hors du temps, au gré de la poésie des mots et des choses.



Les expositions à venir :

"Small couture (3) : Marithé et François Girbaud, MixAges" (du 12 décembre 2008 au22 février 2009) Créateurs de prêt-à-porter haut de gamme connus pour leurs explorations autour du jeans au début des années 1980, Marithé et François Girbaud continuent de jouir aujourd'hui d'une importante notoriété liée à leurs productions et à leurs choix de communication. En parallèle à leurs collections adultes, Marithé et François Girbaud ont choisi très tôt de proposer une ligne de vêtements pour enfant. Parfois recréations, parfois miroirs des tenues des plus grands, ces créations posent la question de l'adaptation de la mode à l'enfant. Aujourd'hui réalisées par le licencié CWF aux Herbiers, les collections de vêtements d'enfant Marithé et François Girbaud renvoient à la créativité de notre territoire et à sa spécialisation dans le domaine du prêt à porter pour enfants. Dans une carte blanche aux créateurs, les réalisations passées et actuelles habiteront les vestiges de l'ancienne blanchisserie de la Rivière Sauvageau. Dans un dialogue avec le site, elles proposeront un voyage dans l'esprit de la marque et inviteront à mieux comprendre les liens techniques entre tenue d'adulte et vêtement d'enfant. Cette exposition sera également une exploration dans le monde des licences et proposera une meilleure compréhension des arcanes techniques du prêt-à-porter.




 

Les visites guidées

VisiteGuidee

Le parcours du musée du Textile se compose de deux parties : la visite de la blanchisserie de la Rivière Sauvageau et la démonstration sur les métiers à tisser de 1910 à 1970. La blanchisserie se divise en cinq salles abordant chacune un thème différent :

  • le blanchiment des toiles
  • la machine à vapeur et la vie à l’usine
  • l’histoire du textile à Cholet
  • de la fibre au fil
  • le tissage

Tous ces thèmes sont abordés lors de la visite guidée générale du musée et peuvent être plus développés lors des visites thématiques.
Durée : 2 h
Tarif : 40 €
Effectif : jusqu'à 40 personnes

 

Les visites scolaires

Les thèmes développés ci-dessous sont ceux abordés dans le musée du Textile.
Chacun de ces thèmes peut faire l’objet d’une visite guidée ou plusieurs thèmes peuvent être regroupés lors d’une visite.
Comme pour la visite générale, un questionnaire peut être mis en place avec le professeur pour appuyer ou annoncer un cours.

Niveaux : selon le thème
Durée : 2 h
Tarif : 40 €
Effectif : jusqu'à 40 élèves

 


L'architecture industrielle

Le site du musée du Textile met en avant deux types d’architectures industrielles du XIXème siècle.
Existe-il une architecture industrielle choletaise ?
Comment une architecture doit-elle s’adapter à l’industrie qu’elle abrite ?

Niveaux : Collège, lycée



Citerne
 
SalleFibres
De la fibre au fil

Comment est fabriqué un fil ? Des fibres naturelles aux fibres chimiques, suivez le cycle de transformation de la fibre en fil.
En touchant, en sentant, apprenez à différencier les multiples fibres.

Niveaux : Cycles II et III, collège et lycée


 

 
Le tissage au fil des évolutions

Les habits comme une seconde peau…
De l’âge de fer à nos jours, découvrez différents métiers à tisser qui illustrent les évolutions apportées au tissage.

Niveaux : Cycle III, collège, lycée

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Les révolutions industrielles

A l’aide d’une maquette de machine à vapeur, et au cœur d’une usine emblématique de son époque, découvrez les enjeux de la mécanisation replacés dans le contexte choletais.

Niveaux : Collège, lycée

 


 
Etre ouvrier au XIXème siècle

De l’économie dispersée à l’économie concentrée, le XIXème siècle est le témoin de la naissance des ouvriers…
Du monde de l’usine à celui des luttes ouvrières, que signifiait réellement « être ouvrier au XIXème siècle » ?

Niveaux : Collège, lycée

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Les animations

Filage
 
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Historique de la Blanchisserie de la Rivière Sauvageau

La blanchisserie de la Rivière Sauvageau est mentionnée dès la fin du XVIIIème siècle dans le procès des blanchisseurs choletais contrevenant aux règlements de fabrication établis en 1748.

Ci-dessous un plan de la ville de Cholet en 1830 sur lequel on remarque le nombre et l’importance des blanchisseries (à l’époque du tissage à la main) dans ce qui est actuellement le centre ville et notamment la rue Nationale.

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Plan de Cholet en 1830
Le trait rouge souligne la rue Nationale, les blanchisseries sont cerclées de vert.
© Archives Municipales de Cholet

Avec l’industrialisation galopante de la deuxième moitié du XIXème siècle, les usines de tissage mécanique ont pris place dans l’actuel centre ville, repoussant les limites de la cité. De ce fait et avec la modernisation des techniques de blanchiment, les blanchisseries, comme les filatures, se sont installées en périphérie de la nouvelle ville profitant de l’espace que leur procurent les grandes étendues rurales.
Construits en 1881, sur les plans de l’architecte Bréheret, les bâtiments de la blanchisserie de la Rivière Sauvageau sont devenus le site du musée du textile en 1995.

 
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Plan-projet de la blanchisserie de la Rivière Sauvageau par l’architecte Bréheret en 1880.
© Archives Municipales de Cholet

 

Le 17 juin 1881, Calixte Ouvrard est autorisé à construire au lieu-dit « La Rivière Sauvageau » « une usine pour le blanchiment des toiles de fils » suite à l’incendie en 1880 de la blanchisserie de la Maillochère qu’il exploitait jusque à cette date. C’est ainsi que Calixte Ouvrard fonda et dirigea l’usine de la Rivière Sauvageau jusqu’à sa mort en 1897 à Paris. Sa veuve céda l’affaire en 1905 à Armand Allereau qui loua, entre 1910 et 1918, l’établissement à monsieur et madame René Menanteau.
Etant passée sous le contrôle de la famille Allereau (successivement Allereau Frères, Armand Allereau et Emile Sourice jeunes réunis, Les Fils d’Armand Allereau) l’activité productive de l’usine cessa au début des années 1940.

Loués par la suite à différentes entreprises de services, les locaux ont été, grâce à notre association et à l’intervention de la ville de Cholet, préservés de la démolition et restaurés pour devenir le musée du textile en 1995.
Les travaux de restauration entrepris par la ville et tout particulièrement ceux exécutés par les jeunes bénévoles, en partenariat avec l’Union R.E.M.P.ART., ont considérablement enrichi le patrimoine industriel choletais.

Le hall d’accueil, édifié en 1995 (architecte J. M. Humeau), inspiré par le modèle du Crystal Palace de Londres (lors de l’exposition universelle de 1851) complète le site de la Rivière Sauvageau.

 
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Le hall d’accueil : les liserés de briques rappellent les bâtiments de la Rivière Sauvageau
© A.A.M.T.C.

 
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